Mardi 2 mai 2006
Depuis mon élection au Conseil général du Val d’Oise, je suis avec une très grande attention le dossier du futur collège d’Ézanville.
En juin 2005, j’avais évoqué ce sujet dans ma première lettre de conseiller général. Je rappelais mon intervention et mes prises de position concernant les problèmes liés au choix du terrain pour implanter l’établissement scolaire. J’exprimais aussi des réserves car rien ne semblait indiquer que le terrain finalement retenu apportait toutes les garanties pour la réussite du projet.
Un an plus tard, les problèmes sont là et ils sont de deux ordres : sur la localisation du terrain et sur sa disponibilité.

Sa localisation et ses caractéristiques posent d’importantes difficultés qui vont manifestement retarder et renchérir le coût de la construction. Le terrain retenu nécessite la création de deux bassins de rétention des eaux pluviales (173.420 euros) et l’élargissement du chemin de Moisselles (97.563 euros). Il se situe aussi très près du collège d’Écouen laissant craindre des difficultés de cohabitation et de circulation dans la zone. Enfin, la carte scolaire prévoit qu’une partie des collégiens de Domont se rendront dans cet établissement mais l’emplacement est beaucoup trop excentré et créera des flux de circulation et de déplacements potentiellement dangereux et nuisibles.

En ce qui concerne la disponibilité, des informations très récentes provenant des services du Conseil général du Val d’Oise confirment que la commune d’Ézanville rencontre des problèmes pour acquérir le terrain. Le Maire d’Ézanville avait pourtant pris un engagement auprès des services
départementaux mais il ne semble pas en mesure de les tenir. La municipalité avait promis
pour ce projet plusieurs parcelles sans avoir aucune garantie sur la possibilité de les acquérir en temps et en heure.

Par conséquent, la construction de ce collège devant accueillir 500 à 600 élèves en septembre 2007 connaîtra un important retard, probablement d’une année voire plus.

Une contre proposition existe. L’ancien Maire d’Ézanville et ancien conseiller général du canton, M.Gigoi, avait acheté et fait viabiliser un terrain sur la commune au quartier des bourguignons. Cet emplacement a le mérite de se situer plus au centre de la zone concernée et de demander moins d’investissements.

A qui la faute ?

Dans ce dossier, il apparaît clairement que le Maire d’Ézanville a agi avec trop d’optimisme. Les services du Conseil général ont eux manifestement manqué de vigilance et d’écoute notamment des élus d’opposition à Ézanville et à Domont mais aussi du Conseiller général du canton d’Écouen.

Le collège d’Ézanville ne verra pas le jour en 2007. Ce contre-temps pénalise les jeunes valdoisiens, victimes d’une gestion maladroite et hasardeuse de ce dossier.
par Philippe Demaret publié dans : Archive blog Canton
Mardi 25 avril 2006


Le maire UMP de Montfermeil (93) vient de signer un arrêté interdisant les groupes de mineurs dans sa commune. Tout jeune de moins de 18 ans ne peut désormais plus se déplacer en ville, quelle que soit l’heure de la journée s’il est accompagné de deux autres amis.

Pour Monsieur le Maire, cette lumineuse idée a pour ambition de réduire considérablement la délinquance. D’une pierre deux coups, le maire UMP aura associé jeunes et délinquants pour mieux lancer sa campagne électorale sur fond de populisme.

A ne plus en douter, la guerre à la jeunesse constitue un véritable fonds de commerce pour la droite française. Le raccourci de Monsieur le Maire vise simplement à trouver un bouc-emissaire utile pour s’adresser à son électorat inquiet.

Cette mesure, en plus d’être absurde est particulièrement discriminatoire. Pour cette raison, le Mouvement des jeunes socialistes envisage cette semaine de déposer un recours devant le tribunal administratif pour excès de pouvoir.

Par ailleurs, l’UNL (Union nationale lycéenne) et le MJS se regrouperont demain 26 avril à 14h00 devant la mairie de Montfermeil pour manifester leur refus de cette décision municipale.

En plus d’être grotesque, cet arrêté-jeunes viole des libertés fondamentales à valeur constitutionnelle. La liberté de réunion, la liberté d’aller et venir et la liberté d’expression sont d’un coup de plume balayées alors même que cette décision n’a fait l’objet d’aucune délibération en conseil municipal.

par Philippe Demaret publié dans : Archive blog Canton
Samedi 25 mars 2006
Petit rappel des faits :

Délibération 20 mai 2005 : la droite vote un projet de stade départemental, stade qui devra être au norme de la ligue 2 de football afin que l'Entente SSG puisse y jouer en cas de montée en division supérieure.  Budget : 6 millions d'euros.
Le soir même : l'ESSG loupe la montée...

Séance du 16 septembre 2005 : une nouvelle délibération concernant le stade est envisagée. Cette fois-ci le budget est de 14 millions d'euros. Le Président du Conseil général préfère retirer la délibération avant la séance.

Commission d'appel d'offres du Conseil général : réuni le 15 mars 2006, elle déclare l'appel d'offres infructueux, les propositions étant supérieures au budget. Le 22 mars 2006, le dossier revient en urgence et un offre est retenue : elle fait augmenter le budget de presque 10%.

Le 23 mars 2006 : la 6e commission sport-jeunesse du CG chargée d'étudier le dossier qui doit passer le lendemain en séance donne un avis négatif : M. Durand, Président de la commission vote pour, MM. Seimbille, Daviot et Messager (UMP-UDF) s'abstiennent, MM. Mokhtari, Breton et Demaret (PS) votent contre.
Ainsi, la commission donne un avis négatif au projet de passation de marché pour le stade.

Le 24 mars 2006, on apprend en séance qu'une commission de conciliation, composée des membres de l'exécutif donc de la seule majorité s'est tenue....on peut imaginer l'ambiance...au final, après explications, tout le groupe UVO est d'accord pour voter la délibération.

Voici mon intervention lors de la séance.

Monsieur le Président, chers collègues,

Depuis le début de « l’aventure » du stade départemental, le groupe socialiste est opposé à ce projet. Nous ne sommes pas les seuls et ce qui s’est passé ces derniers jours en commission d’appel d’offre et lors de la 6e commission sport-jeunesse le prouve.

6 millions d’euros, c’était déjà beaucoup trop, il y a quelques mois le montant a failli grimper à 14 millions d’euros et aujourd’hui, suite au passage en CAO, on nous inflige une hausse de presque 10%.
Où allons-nous nous arrêter ? Où trouvez vous tout cet argent ? Il semblerait que votre fameux « tas d’or » soit en partance pour Saint-Gratien !
Ces 6 millions d’euros ne pourraient t-il pas servir à une politique de solidarité plus conséquente envers nos jeunes ?
Cet argent pourrait permettre de construire beaucoup plus qu’un seul stade. Le stade Michel Hidalgo servira au mieux une fois par semaine, pour un club de national. Avec 6 millions, on pourrait construire ou aider à la construction des dizaines d’équipements à usage sportif à travers tout le Val d’Oise et au service de milliers de valdoisiens.

Combien de communes attendent un stade ? Combien attendent des pistes d’athlétisme ? Combien auraient besoin d’un plateau sportif ? Combien veulent une piscine ? une patinoire ? un Skate-Park ? La liste est longue…
Récemment, la 6e commission s’est réunie une journée entière pour auditionner les Maires de plusieurs communes du département qui souhaitent obtenir un financement pour un équipement sportif et de loisir. Ces Maires sont venus défendre leur projet, non sans mal parfois. Il a fallu trancher, faire des arbitrages pour au final financer 41 dossiers pour un peu moins 7 millions d’euros (9 centres de loisirs, 32 équipements sportifs).

Dans le même temps, un club sportif professionnel, qui a le mérite de se situer dans la ville du Président du Conseil général, peut obtenir un financement monstrueux en un claquement de doigt. Et avec quel objectif ? aider notre jeunesse ? Non !  Si l’ESSG veut un stade, elle n’a qu’à le construire avec l’argent de ses actionnaires et de leurs côtés l’argent ne manque pas.

La construction de ce stade est un projet honteux, beaucoup au sein de cette assemblée, et pas seulement du côté de la gauche, le savent et le dénoncent.
Mes chers collègues rejetons cette délibération, il s’agit de la meilleure solution, pour la crédibilité de notre assemblée et pour tous les valdoisiens.

par Philippe Demaret publié dans : Archive blog Canton
Jeudi 9 mars 2006

Le 20 décembre 2005, le Conseil général a adopté son budget pour 2006. Les élus du groupe socialiste et apparentés ont voté contre les propositions budgétaires du Président Scellier. La droite départementale a choisi de ne pas augmenter les taux d’imposition mais fait progresser son endettement et rogne sur beaucoup d’investissements pour pouvoir satisfaire les nouvelles politiques issues des lois de décentralisation. Par cette attitude, la majorité souhaite apparaître encore une fois comme le bon élève de la famille UMP.


Le budget du Conseil général augmente de 5,6 %. Cette augmentation est censée couvrir le transfert de compétences supplémentaires relatives essentiellement aux affaires sociales, aux techniciens et ouvriers de service des collèges et aux routes. Il s’agit par conséquent d’une évolution mécanique liée à la décentralisation. Ce budget ne comporte aucune trace d’innovation et certaines compétences nouvelles comme le RMI sont toujours dans l’attente d’un financement stable. De plus, les recettes relevant des dotations de l’Etat diminuent, aussi bien en investissement qu’en fonctionnement. Encore une fois, la droite départementale se voile la face, elle préfère satisfaire aux demandes irresponsables du gouvernement au lieu de prendre en considération l’avenir des valdoisiennes et des valdoisiens.

Dans le même temps, après quatre ans de gouvernance UMP, le pays présente un bilan social et économique catastrophique : croissance en berne, hausse du nombre de RMIstes, un pourcentage des jeunes exclus du marché du travail qui a progressé de plus 10 %… les emplois précaires se multiplient tandis que le gouvernement favorise cette précarisation en mettant en place les contrats nouvelle embauche (CNE) et première embauche (CPE).

Le Conseil Général est directement concerné par la situation nationale et par la politique inefficace et injuste menée par les gouvernements Raffarin puis Villepin. Ce contexte a des conséquences sur les besoins en matière d’actions sociales notamment. Plus l’Etat se désengage en matière d’aides sociales, d’emplois, de santé, d’éducation plus notre collectivité est sollicitée, c’est en quelque sorte une décentralisation silencieuse et perfide.
Face à cela, la droite départementale est inactive, le budget 2006 du Val d'Oise est donc dénué de priorités, vide de projets et d’ambitions. Le Val d'Oise a besoin d’initiatives fortes, en 2006, il n’en sera rien.

par Philippe Demaret publié dans : Archive blog Canton

Ezanville 2008


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