Jeudi 9 mars 2006

Le 20 décembre 2005, le Conseil général a adopté son budget pour 2006. Les élus du groupe socialiste et apparentés ont voté contre les propositions budgétaires du Président Scellier. La droite départementale a choisi de ne pas augmenter les taux d’imposition mais fait progresser son endettement et rogne sur beaucoup d’investissements pour pouvoir satisfaire les nouvelles politiques issues des lois de décentralisation. Par cette attitude, la majorité souhaite apparaître encore une fois comme le bon élève de la famille UMP.


Le budget du Conseil général augmente de 5,6 %. Cette augmentation est censée couvrir le transfert de compétences supplémentaires relatives essentiellement aux affaires sociales, aux techniciens et ouvriers de service des collèges et aux routes. Il s’agit par conséquent d’une évolution mécanique liée à la décentralisation. Ce budget ne comporte aucune trace d’innovation et certaines compétences nouvelles comme le RMI sont toujours dans l’attente d’un financement stable. De plus, les recettes relevant des dotations de l’Etat diminuent, aussi bien en investissement qu’en fonctionnement. Encore une fois, la droite départementale se voile la face, elle préfère satisfaire aux demandes irresponsables du gouvernement au lieu de prendre en considération l’avenir des valdoisiennes et des valdoisiens.

Dans le même temps, après quatre ans de gouvernance UMP, le pays présente un bilan social et économique catastrophique : croissance en berne, hausse du nombre de RMIstes, un pourcentage des jeunes exclus du marché du travail qui a progressé de plus 10 %… les emplois précaires se multiplient tandis que le gouvernement favorise cette précarisation en mettant en place les contrats nouvelle embauche (CNE) et première embauche (CPE).

Le Conseil Général est directement concerné par la situation nationale et par la politique inefficace et injuste menée par les gouvernements Raffarin puis Villepin. Ce contexte a des conséquences sur les besoins en matière d’actions sociales notamment. Plus l’Etat se désengage en matière d’aides sociales, d’emplois, de santé, d’éducation plus notre collectivité est sollicitée, c’est en quelque sorte une décentralisation silencieuse et perfide.
Face à cela, la droite départementale est inactive, le budget 2006 du Val d'Oise est donc dénué de priorités, vide de projets et d’ambitions. Le Val d'Oise a besoin d’initiatives fortes, en 2006, il n’en sera rien.

Par Philippe Demaret - Publié dans : Archives
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